fbpx
Nous contacter : centre.dame.verte@gmail.com     Siège social      fr  ende

twitterlogo google  logo facebook

Botanique - Leçon 4

Notions de botanique - Leçon 4

Sommaire

I. Introduction

II. Structure générale et vocabulaire de base de la feuille

III. La survie des plantes vivaces

IV.  La reproduction végétale asexuée

V. La dénomination des plantes (première partie)

VI. La famille des papavéracées (le coquelicot, les pavots,...)

 

I. Introduction

Terminons maintenant notre parcours général par le vocabulaire de la feuille, puis étudions les différents types de racines dont l'organisation est souvent très complexe.

Nous verrons ensuite les règles qui ont été établies pour la dénomination des plantes. C'est le travail réalisé par le "Comité International de Nomenclature Botanique".

II. Structure générale et vocabulaire de base de la feuille

Mais tout d'abord, à quoi sert une feuille ? Une feuille sert à assurer les échanges gazeux avec l'atmosphère (gaz carbonique pour sa croissance, oxygène, vapeur d'eau) comme nous le reverrons dans la leçon 6.

Une feuille est constituée ainsi :

Il existe deux grands types de feuilles :

• Les feuilles simples

Exemple : la jonquille, le pissenlit.

• Les feuilles composées

Exemple : le marronnier, l'acacia, le trèfle, l'églantier

 L'attache de la feuille sur la tige peut être variée :

• Une feuille sessile est une feuille sans pétiole

Exemple : le chèvrefeuille, le compagnon (feuille du haut), gui

• Une feuille peut être embrassante

Exemple : la marguerite (en haut)

• Une feuille peut être engainante

Exemple : les herbes

 La répartition des feuilles sur la tige est très importante et on distingue 3 types :

• Les feuilles alternes

 Note : on dit bien alterne et pas alternée !

Exemple : l'églantier, le cerfeuil.

• Les feuilles opposées

Exemple : l'ortie dioïque, le millepertuis, la stellaire des bois. 


• Les feuilles en rosette

 Exemple : le pissenlit, la pâquerette, le cyclamen.

  

• Les feuilles verticillées

 Exemple : le haut de la renoncule, le gaillet gratteron (la plante qui fait des petites boules qui s'accrochent aux pulls !)

  

La feuille ou la foliole peut être :

• Entière

Exemple : le gui

• Dentée

 Exemple : l'ortie dioïque

• Lobée

 Exemple : la branc-ursine, la chélidoine

 Certaines espèces peuvent comporter plusieurs caractéristiques. En effet, une plante peut très bien avoir des feuilles en rosette en bas de la tige et des feuilles opposées en haut. De même, des plantes peuvent avoir des feuilles rondes en bas de la tige et des feuilles très étroites et fines en haut.

Exemples : 
La campanule à feuilles rondes dont vous verrez rarement les feuilles rondes qui meurent à la floraison pour donner place à des feuilles étroites le long de la tige).
Le diplotaxis dont les feuilles sont de plus en plus lobées vers le bas.

III. La survie des plantes vivaces


Comme nous l'avons vu dans la leçon 1, les plantes vivaces sont organisées pour se perpétuer dans des parties souterraines à l'abri des intempéries de l'hiver. Elles ont donc des racines adaptées.

• Le rhizome

 Le rhizome est une tige souterraine sans chlorophylle dont les feuilles forment des écailles faisant naître ça et là de nouvelles pousses. 

Exemple : l'ortie dioïque


• Les bulbes

 Le bulbe est un organe souterrain contenant des réserves alimentaires. Il peut aussi se diviser avant de donner naissance à de nouvelles pousses.

Exemple : la jonquille, la tulipe

• Les stolons

Un stolon est une tige rampante, dont l'extrémité produit un bourgeon s'enracinant, qui devient à son tour reproducteur.

Exemple : le fraisier, la renoncule (ou bouton d'or)

 • Les tubercules

 Ce sont des renflements des tiges souterraines.

Exemple : la pomme de terre.

• Les racines fasciculées ou en faisceaux

 Ce sont des racines gonflées de fécule.

Exemple : le dahlia

• Les racines pivotantes

 Exemple : le pissenlit, le dent-de-lion.

  

IV.  La reproduction végétale asexuée


Les plantes ont des moyens extrêmement variés de se reproduire.

Les racines des plantes vivaces que nous venons de voir permettent aux plantes de se multiplier. Mais il existe d'autres moyens de reproduction asexuée dont certains font intervenir l'homme :

• Le bouturage : segment de rameau coupé prenant racine. 
• Le marcottage : tiges rampantes prenant racine. 
• Le greffage : partie d'une plante insérée dans une autre plante (on connaît la greffe des arbres fruitiers mais on peut aussi greffer des oignons; c'est le cas des iris où il est possible de couper deux moitiés de bulbe, les resserrer entre eux et faire naître ainsi une nouvelle fleur).
• Le drageonnage : racines s'étendant autour de la plante mère et donnant d'autres tiges. C'est en fait tous les cas vus au paragraphe précédent avec les plantes vivaces.

La reproduction asexuée ne permet pas le rapprochement de différents ADN (sauf pour le greffage) en conséquence la nouvelle plante reste identique à la précédente.

V. La dénomination des plantes (première partie)


Historiquement, le nom des plantes a été attribué en fonction des propriétés médicinales (le pissenlit est diurétique),de leur forme (le dent de lion, autre nom du pissenlit, a une forme de feuille très découpée),de leurs caractéristiques diverses, avec parfois un certain humour (les ruines de Rome poussent dans les murs, les gants de Notre Dame pour la digitale ont la forme de doigts). Mais tous ces noms folkloriques plus ou moins poétiques dépendent aussi des régions, des pays, des langues et n'ont aucune logique entre eux. Au XVIII siècle, période du développement des sciences, le naturaliste suédois Charles Linné (Carl von Linné) a proposé une classification générale de tous les êtres vivants (animaux et végétaux) .

Il a montré qu'il suffisait de 3 noms (la famille, le genre et l'espèce) pour caractériser un sujet dans tout le monde vivant. Le nom de famille est optionnel puisque les noms de genre sont tous uniques.

Les noms d'espèce ne le sont pas, puisqu'en général il s'agit d'un adjectif décrivant l'espèce dans le genre. Ces trois noms sont choisis en latin, langue universelle à l'époque. On notera que ce vocabulaire ressemble parfois à du latin de cuisine, mais il a l'avantage de nommer toutes les plantes connues; certaines d'ailleurs, assez rares ne sont répertoriées que par un nom latin.

Linné a basé sa classification principalement d'après les fleurs (nombre de pétales, étamines,...); d'autres chercheurs ont essayé de proposer une classification basée plutôt sur les feuilles. Actuellement, la tendance est d'affiner la classification proposée par Linné en tenant compte de l'évolution des fleurs.

VI. La famille des papavéracées (le coquelicot, les pavots,...)


Cette famille rassemble les plantes dont les feuilles sont simples, alternes et découpées, leurs fleurs sont à pétales séparés et caducs, le fruit est en forme de capsule. En général, les fleurs présentent des pétales chiffonnées dans un compartiment avant de s'ouvrir. C'est la famille qui comprend le coquelicot, le pavot - qui a donné son nom à la famille -, mais aussi la chélidoine. Cette dernière est tout à fait intéressante, vous l'avez déjà certainement vue dans les anfractuosités des murs, elle a de grandes feuilles très découpées, de petites fleurs jaunes et surtout un suc orangé très caractéristique lorsqu'on détache une feuille (attention de ne pas ingérer ce suc très toxique ! ). On l'appelle aussi herbe-à-verrues car sa sève est utilisée pour brûler les verrues et les cors aux pieds. Beaucoup de pommades sont élaborées à partir de cette plante, sous forme de concentré.

>>> Lire le cours suivant    ou   <<< Lire le cours précédent

 

Contacter D'âme Verte

  • Adresse :
    12 chemin de saint Maur - 77400 Montry - France
  • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Site web : www.dame-verte.fr
  • facebook : https://www.facebook.com/centredameverte

logo google  logo facebook twitter

Avis client